
Enfermée dans une surenchère anti-logement social, préférant se mettre hors la loi et payer chaque année (aux frais des contribuables saint-mauriens) une amende SRU astronomique que de mettre à disposition de sa population plus de logements abordables, la droite saint-maurienne en est désormais réduite à faire appel à ses amis pour essayer de redorer son blason…
Une mise en scène politique pour masquer l’abandon du logement social…
En accueillant le vendredi 6 février dans notre ville le nouveau ministre du Logement, Vincent Jeanbrun, ancien maire LR de l’Hay-les-Roses, Sylvain Berrios et Pierre-Michel Delecroix savaient qu’ils accueillaient l’un des leurs : un farouche opposant au logement social !
Vincent Jeanbrun, toujours prompt à mettre dans le même sac logement social, banlieues et délinquance, c’est celui qui empilait il y a quelques mois dans son « plan banlieues », alors qu’il n’était encore que député, des mesures antisociales tels que :
- Mettre fin au logement social « à vie »,
- Faciliter les expulsions,
- Instaurer un plafond « anti-ghetto » avec 30% max de logements sociaux par commune,
- Créer des logements sociaux temporaires revendus au bout de 30 ans…
Ce petit inventaire permet de voir que l’objectif de cet allié fidèle des macronistes et de Valérie Pécresse n’est sûrement pas de développer le parc de logements sociaux dans notre pays mais plutôt de « faire de la France un pays de propriétaires » (pour celles et ceux qui en ont les moyens) et de laisser les classes populaires se débrouiller face à la pénurie…
Rien d’étonnant dès lors à ce que les 3 amis se soient livrés sur le site de l’écoquartier de la ZAC des Facs, devant la presse et les caméras, à un mauvais sketch… Le ministre a en effet annoncé son intention de rendre à la Ville de Saint-Maur-des-Fossés tous ses droits d’urbanisme et de préemption mais aussi de diviser par 2 le taux de prélèvement lié à l’amende SRU. Il a justifié cette décision unilatérale et hors de tout cadre légal comme suit : « quand une ville est méritante et fait des efforts, elle doit être récompensée »…
Mais de quels efforts parle le ministre ? Ceux d’une majorité municipale de droite qui n’a jamais respecté les engagements de ses contrats de mixité sociale successifs et qui a légitimement été sanctionnée pour cette raison ? Ceux d’une majorité qui a fait du refus du droit au logement pour tous son étendard ? Ceux d’une majorité municipale qui a calé les exigences de construction de logements sociaux de son plan local d’urbanisme sur le minimum imposé par la loi ? On a beau avoir bien regardé, on cherche encore les efforts…
Rétablir la vérité face au “fait du prince”
Face à cette mise en scène de mauvais goût organisée comme par hasard quelques semaines avant le premier tour des élections municipales, nous avons publié avec la liste « Unis pour Saint-Maur » un communiqué de presse visant à rétablir les faits et à dénoncer ce « fait du prince » qui vise surtout à sauver une droite saint-maurienne empêtrée dans une succession de contre-vérités. Plus c’est gros, plus ça passe, doivent-ils se dire… Mais gageons que les Saint-Mauriens et les Saint-Mauriennes ne seront pas dupes, eux qui ont de plus en plus de difficultés à se loger à des prix abordables et qui voient leurs proches, leurs enfants et leurs amis contraints de s’exiler dans d’autres villes…


Le 15 mars 2026, pour en finir avec les faux semblants et les théâtres d’ombres, pour une ville abordable qui garantira enfin l’accès à un logement digne à toutes et tous, on vote “Unis pour Saint-Maur” !


1 thoughts on “Saint-Maur : Quand la droite préfère la mise en scène à la volonté d’agir pour le logement…”
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