Un budget d’austérité et de surarmement financé sur le dos des travailleurs et des retraités…

Face à un déficit public creusé avec frénésie par la Macronie et ses alliés LR à coups de cadeaux fiscaux aux riches et au grand patronat français, le gouvernement Bayrou a sans surprise fait le choix de présenter la facture de la dette aux chômeurs, aux retraités et aux privés d’emploi plutôt que d’activer le levier de la justice fiscale en taxant les ultra-riches et les multinationales.
Le taux de pauvreté en France vient de franchir un nouveau « record » et touche désormais 15,4% de la population française (+ 0,9 point en un an), soit quasiment 10 millions de français. De plus en plus de français sont contraints de renoncer à des soins de santé, à se chauffer, à partir en vacances…
Pourtant pour Bayrou et son gouvernement de millionnaires, la priorité du budget 2026, c’est de sabrer dans les dépenses publiques et d’aller plus loin dans l’austérité ! Pour dégager 44 milliards d’euros d’économies, le premier ministre déclare la guerre au monde du travail : année blanche fiscale (synonyme de hausse d’impôts pour les plus modestes), suppression annoncée de 2 jours fériés (dont le 8 mai), suppression de 3000 agents publics, 5 Mds d’€ en moins pour la santé mais aussi pour les collectivités territoriales, doublement du plafond des franchises médicales, suppression de la prise en charge par la Sécurité Sociale de certains soins liés aux affections longue durée (ALD), nouvelle offensive contre les droits des demandeurs d’emploi, non-remplacement d’1 fonctionnaire sur 3 partant à la retraite à partir de 2027[1], voire tentation de monétiser la 5ème semaine de congés payés ou de mettre en place une TVA sociale en lieu et place des cotisations patronales …
Dans le même temps, les dépenses pour la défense et l’armement continuent d’augmenter pour atteindre 60 Mds d’€ du budget ! Cherchez l’erreur ! Alors pour mieux faire passer la pilule, l’état-major de l’armée française est réquisitionné pour se joindre au chœur des éditorialistes et des macronistes qui nous joue la petite musique de la « menace russe »… mais qui ne dit pas un mot de la pression très concrète exercée par Trump pour que les pays de l’OTAN augmentent leurs dépenses militaires (afin que les Etats-Unis puissent gonfler les profits de ce secteur qu’ils dominent outrageusement) !
… alors que l’argent coule à flot pour les grandes entreprises et les milliardaires français
La commission d’enquête sénatoriale pilotée par le communiste Fabien Gay a révélé le scandale des 211 Mds d’€ d’aides publiques versées chaque année aux grandes entreprises et à leurs sous-traitants sans la moindre condition ou contrepartie (chiffre déjà énorme mais qui ne tient même pas compte des aides allouées par l’Union Européenne ou les collectivités territoriales). La vérité, c’est que nos impôts financent ces aides, les exonérations de cotisations patronales et les 85 Mds évaporés chaque année dans les niches fiscales… Pour certaines entreprises, tels que Carrefour, le montant des aides publiques se trouve similaire au montant des dividendes versées aux actionnaires. De là à dire que nos impôts viennent engraisser sans contrôle les poches des capitalistes il n’y a qu’un pas…

En outre, ces aides ne permettent même pas de garantir le maintien ou le développement des emplois comme le prétendent souvent leurs défenseurs. Il n’y a qu’à voir les 400 plans de licenciement recensés par la CGT depuis septembre 2023 et la désindustrialisation qui s’amplifie avec de nouvelles fermetures de sites annoncées chez Stellantis, Sanofi, Arcelor Mittal ou Carmat…
A ces 211 Mds d’€ qui arrosent généreusement le CAC 40 et ses actionnaires, il convient d’ajouter les 100 Mds d’évasion fiscale qui disparaissent chaque année. Grâce à ces mesures et aux bons soins d’Emmanuel Macron et de ses affidés, le patrimoine des 500 premières fortunes de France a augmenté de plus de 60 Mds d’€ en un an ! On attend toujours le « ruissellement » promis…
On le voit bien en tout cas, de l’argent, il y en a… mais uniquement pour les armes, pour les actionnaires et pour les grands patrons… jamais pour nos retraites, pour nos salaires ou pour nos services publics !
Tout est question de choix politiques, en réalité, et ceux de la droite sont uniquement au profit des nantis, dans une réelle logique de défense de la grande bourgeoisie (dont une bonne partie du gouvernement fait partie…) et des marchés financiers. Dans ce contexte, il nous faut désormais résister à cette fuite en avant austéritaire et militariste. Comme le déclarait Fabien Roussel le 15 juillet dernier : « Face à ce budget d’austérité Bayrou – Macron qui est un braquage inédit de nos richesses, j’appelle le pays à résister et à se mobiliser : refusons la guerre de tous contre tous, l’économie de guerre, les reculs sociaux écologiques démocratiques ! »
Le choix de Bayrou, Macron et LR de sacrifier l’environnement

Car en plus de saccager les droits sociaux et les services publics, EPR, LR et Modem sont main dans la main (bien aidés par les votes du RN) pour remettre en cause les maigres avancées obtenues ces dernières années sur le plan de l’écologie. Symbolisés par l’infâme loi Duplomb (dictée au gouvernement par l’agro-industrie et la FNSEA) ou par la ré-autorisation du chantier de construction de l’A69, les reculs sur la protection de l’environnement et de la santé sont autant de démonstrations que la transition écologique n’est pas une priorité pour la Macronie et les droites… Et ce, malgré les évènements climatiques extrêmes qui se succèdent ces derniers mois et qui disent l’urgence d’une action résolue contre le réchauffement climatique : canicules en chaîne sur le Sud de la France, incendies « monstres » dans l’Aude, pluies diluviennes dans le Var…
Alors, ce que nous pourrions voir comme des petites victoires, après des années de campagne y appelant, à savoir la libération de Georges Ibrahim Abdallah et la reconnaissance de l’Etat de Palestine annoncée par Emmanuel Macron pour le mois de septembre correspondent à de bien maigres satisfactions tant elles interviennent tardivement et tant elles ne sont accompagnées à date d’aucune mesure concrète pour aller vers un cessez-le-feu rapide à Gaza (embargo sur la vente et la livraison d’armes à Israël, imposition de sanctions économiques, gel des avoirs des dirigeants israéliens…). Il est pourtant plus que temps !
Une crise d’humanité dont le calvaire du peuple gazaoui est le triste symbole
Nous assistons à une réelle crise d’humanité qui vient ajouter un nouveau volet à la crise systémique du capitalisme (économique, financière, environnementale, démocratique) pour dessiner les contours d’une réelle crise anthropologique. Pendant que les pays occidentaux sont engagés dans une course au surarmement, ils laissent en effet le gouvernement israélien dérouler son plan génocidaire à Gaza et fouler au pied le droit international avec le soutien inconditionnel de Donald Trump et de son administration.

Maintenant que l’Union Européenne ne voit toujours pas de raison de revoir son accord de coopération avec Israël et que les USA lui ont délégué de fait l’administration du Moyen-Orient, le génocidaire Benyamin Netanyahou se sent les mains libres pour officialiser son « plan de conquête de Gaza » (comprendre « nettoyage ethnique et déplacement forcé de population »), pour amplifier la colonisation de la Cisjordanie et pour bombarder ses voisins l’Iran, la Syrie et le Liban afin de les affaiblir… Le tout, en continuant à affamer et à massacrer la population de Gaza sous le regard passif des pays du G7.
L’impunité de Netanyahou et l’interminable conflit russo-ukrainien poussent chaque jour un peu plus à la brutalisation des relations internationales, comme le montrent le regain des hostilités entre la Thaïlande et le Cambodge ou entre l’Inde et le Pakistan…

Les droits de douane imposés unilatéralement et « à la tête du client » par Donald Trump vont dans le même sens : celui d’une loi du plus fort et du plus riche érigée en mètre étalon des relations internationales (et toujours au bénéfice des USA…). A ce titre, l’accord signé par Ursula Von der Leyen devant les coups de menton du locataire de la Maison Blanche est une capitulation inacceptable qui aura des conséquences dévastatrices pour le coût de la vie, l’emploi et le climat : droits de douane multipliés par neuf pour atteindre 15%, obligation d’achat de 750 milliards de dollars d’hydrocarbures ultrapolluants et d’armements US, 600 milliards d’investissements outre-Atlantique qui n’auront donc pas lieu en Europe… Il nous faut agir contre cette politique impérialiste américaine qui vise à détruire l’économie européenne et appeler les parlementaires à dénoncer cet accord au plus vite.
Fraternité, humanité et communisme comme seuls remèdes
Dans ce monde où la violence prend le pas sur la diplomatie, il y a plus que jamais besoin de fraternité, d’humanité et de communisme.
Face au choix de l’austérité à vie, nous opposons celui de la justice fiscale et du développement des services publics
Face au choix du chômage et de la destruction de nos cadres de vie, nous opposons la sécurité emploi-formation, le développement d’une industrie et d’une agriculture, respectueuses de l’environnement, rémunératrices pour les producteurs et tournées vers la réponse aux besoins et aux défis énergétique, climatique et alimentaire.
Face au choix des engrenages guerriers et de la concurrence des impérialismes, nous opposons le choix de la paix, de la diplomatie, de la coopération, du co-développement et du respect du droit international.
Alors, parce qu’ensemble, on peut gagner de nouvelles avancées, faire bouger les lignes du débat politique, tracer un chemin vers le dépassement du capitalisme et placer enfin l’humain et la planète au cœur des préoccupations, donnez de la force à vos idées : rejoignez-nous ! Retrouvons-nous à la Fête de l’Humanité sur le stand de la fédération PCF du Val-de-Marne du 12 au 14 septembre 2026 pour organiser la riposte !
[1] mesure qui a pourtant déjà fait la preuve de son inefficacité crasse pour redresser les comptes publics au travers de la défunte « RGPP » sarkozyste
