Non au racisme : Hommage aux victimes de l’attentat terroriste raciste de Trappes et La Verrière

Plus de 80 personnes se sont réunies ce lundi 2 novembre 2026 au soir devant l’Hôtel de Ville de Saint-Maur-des-Fossés à l’appel des forces de gauche, malgré la pluie, pour rendre hommage aux victimes de l’attentat terroriste raciste de Trappes et La Verrière, pour dire non au racisme et pour appeler à la fraternité républicaine contre le poison de la division.

DECLARATION DE LA SECTION PCF DE SAINT-MAUR-DES-FOSSES EN HOMMAGE AUX VICTIMES DE L’ATTENTAT TERRORISTE RACISTE DE TRAPPES ET DE LA VERRIERE
DECLARATION DE LA SECTION PCF DE SAINT-MAUR-DES-FOSSES EN HOMMAGE AUX VICTIMES DE L’ATTENTAT TERRORISTE RACISTE DE TRAPPES ET DE LA VERRIERE

Nous nous sommes réunis ce lundi 2 novembre pour rendre hommage aux victimes de l’attentat terroriste raciste de Trappes et de La Verrière. Nous pensons d’abord à leurs familles, à leurs proches, aux blessés, aux habitants profondément marqués par cette tragédie. Un jeune homme, Pengo Bossio Wangi, a perdu la vie. Une enfant a été grièvement blessée. Derrière ces victimes, c’est toute la République qui a été frappée.

Le racisme n’est pas une opinion. Le racisme est un délit. Et le racisme tue.

Ce qui s’est produit à Trappes n’est pas un fait divers isolé. Cet attentat s’inscrit dans un climat où les discours racistes se banalisent, où l’on désigne chaque jour des boucs émissaires, où l’on oppose les Français entre eux selon leurs origines, leur religion ou leur couleur de peau. Comme l’a rappelé le Parti communiste français, les préjugés et les discours de haine se multiplient sous l’impulsion de l’extrême droite et de la droite extrême.

Il faut donc avoir le courage de nommer les responsabilités politiques.

Le Rassemblement national prétend ne rien avoir à voir avec la violence. Pourtant, depuis des années, au même titre que le parti Reconquête d’Éric Zemmour, il prospère sur la stigmatisation permanente des étrangers, des musulmans, des habitants des quartiers populaires. Lorsqu’on explique matin, midi et soir que certains de nos concitoyens seraient un danger pour la nation, lorsqu’on répand la peur et la suspicion, on prépare le terrain aux passages à l’acte. On ne tient peut-être pas l’arme, mais on fournit le poison idéologique.

Depuis toujours, l’extrême droite cherche à diviser les salariés selon leurs origines, leurs religions ou leur couleur de peau pour les empêcher de défendre ensemble leurs intérêts. Le racisme est une arme de division massive. Il détourne la colère populaire des véritables responsables des inégalités et de la précarité.

Et ce poison est relayé quotidiennement par des médias, comme C-News, comme Frontières ou comme Europe 1, qui vivent de la division, de la peur et du sensationnalisme. Une partie des puissances médiatiques impose dans le débat public des discours de haine et désigne sans cesse des responsables tout trouvés aux difficultés du pays, pour mieux passer sous silence l’accaparement des richesses par la finance et par une infime minorité d’ultra-riches.

Mais nous devons aussi dénoncer le double jeu du gouvernement.

D’un côté, il se dit attaché aux valeurs républicaines. De l’autre, il reprend souvent les mots, les thèmes et les obsessions de l’extrême droite, tout en concentrant la grande majorité ses attaques sur la gauche. À force de courir derrière le RN, il contribue à légitimer ses idées. À force de reprendre ses expressions et son agenda, il banalise ce qui devrait être combattu fermement. On ne combat pas l’extrême droite en l’imitant. On la combat en défendant l’égalité, la justice sociale, les services publics, la fraternité républicaine.

Et ici, à Saint-Maur-des-Fossés, nous devons également nous interroger.

Alors que partout en France des élus, des associations, des citoyens se rassemblent pour honorer les victimes et affirmer leur refus du racisme, le silence de la majorité municipale de droite est assourdissant. Ce silence, à peine atténué par la promesse d’un hommage lors de la prochaine séance du conseil municipal, est une faute politique et morale. Face au racisme, il n’y a pas de neutralité possible. Face à la haine, se taire revient à laisser faire.

Notre réponse doit être exactement l’inverse.

Comme l’a affirmé le PCF, nous refusons que la haine raciste fasse la loi dans notre pays. Nous affirmons au contraire qu’un salarié, un retraité, un jeune en recherche d’emploi, qu’il soit né ici ou ailleurs, a les mêmes intérêts fondamentaux : vivre dignement de son travail, se loger, se soigner, éduquer ses enfants et construire son avenir. Nous refusons que quiconque ait peur de sortir dans la rue, d’aller travailler ou d’accompagner ses enfants à l’école en raison de sa couleur de peau, de son origine ou de sa religion.

Alors aujourd’hui, nous faisons le choix de l’unité. L’unité de celles et ceux qui défendent la dignité humaine. L’unité contre le racisme, l’antisémitisme, l’islamophobie et toutes les discriminations. L’unité pour une République sociale, démocratique, laïque et fraternelle où chacune et chacun doit trouver sa place, d’où qu’il ou elle vienne.

À la division, nous opposons le peuple uni.

À la peur, nous opposons la fraternité.

L’unité du peuple, l’unité du monde du travail, la fraternité républicaine et la lutte pour la justice sociale sont plus fortes que la haine.

C’est le message que nous avons porté ce soir à Saint-Maur-des-Fossés en mémoire des victimes de Trappes et de La Verrière, avec d’autres forces de gauche, avec de nombreux responsables associatifs et syndicaux et avec de nombreux citoyens.

Ensemble, faisons vivre cette promesse républicaine.

Plus jamais ça.

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